ProspectiveTemps partiel subi

Lutter contre le temps partiel subi

Entre 2014 et 2016, le Fonjep a soutenu à titre expérimental 83 associations dans le cadre d’un appel à projets pour lutter contre le temps partiel subi (TPS). Une aide forfaitaire de 3000 euros par an a été versée pendant 2 années consécutives aux associations retenues qui souhaitaient augmenter le temps de travail de leurs salariés à temps partiel. Une évaluation a montré que cette expérimentation a eu un effet levier sur l’emploi et des effets positifs sur la situation des salariés, mais aussi sur les associations elles-mêmes.

Cela constitue une piste de réflexion innovante susceptible d’enrichir les politiques en faveur de l’emploi associatif. En effet, aider les associations à augmenter le temps de travail de salariés à temps partiel « subi » permet développer l’emploi et la formation, réduit la précarité personnelle et professionnelle des salariés et dynamise les projets associatifs.

Temps partiel subi : de quoi parle-t-on ?

Tous secteurs confondus, 19 % des salariés sont employés à temps partiel. Dans le milieu associatif, cette proportion monte à 50 % et dans le secteur spécifique de l’animation elle atteint plus de 65 %. Or pour un tiers des salariés concernés en France, le temps partiel est subi faute d’avoir trouvé un emploi à temps plein. C’est le cas principalement pour les jeunes, pour les salariés faiblement diplômés et pour des emplois peu qualifiés.

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